Il a mixé des tubes... en boîte !

Jean-René Bornizet 6 mai 2011

La Chapelle Monthodon

 

 

Jean-René Bornizet Jean-René Bornizet

 

 

Jean-René Bornizet, « JR » pour les intimes, est un Capello Odonien qui a plus d’une corde à son arc. Si le métier de vigneron accapare aujourd’hui ses journées, cela n’a pas été toujours le cas. En effet, dès 1981, alors âgé seulement de 14 ans, il anime au sein d’une disco mobile (Stéréo Animation) et accompagné d’une bande de copains, les bals, fêtes patronales, et spectacles de notre région.

 

A 17 ans, il franchit une nouvelle étape en intégrant en tant que Disc jockey (on n’employait pas encore l'abréviation DJ), de vraies discothèques comme on disait à l’époque. Vous madame, souvenez-vous : on ne vous a pas draguée au Try Robinson ou au Sweet sur un tube lancé par Jean-René ? Vous monsieur, vous n’avez pas emballé au Moulin Carré ou à Epernay sous les yeux amusés de notre ami ?

 

Jusqu’à l’âge de 28 ans, Jean-René en a ainsi fait danser plus d’un. C'était la musique des années 80 ! "Mon meilleur souvenir est d’avoir mixé devant 3 000 personnes à Verneuil sur le terrain de foot !" souligne-t-il. Au cours de ces années, il a côtoyé également bon nombre de vedettes lors de soirées, notamment les Village People. "Ils étaient costauds comme des armoires à glace. C’étaient vraiment des Américains. Sur scène, quand ils levaient les bras pour le tube YMCA, leurs mains touchaient le plafond !" se souvient-il encore tout émerveillé.

 

Et puis un jour il a fallu choisir : les vignes ou la fête ! Mais Jean-René n’a pas pour autant tourné le dos à la musique. En effet, pour assurer son travail de Disc jockey, il s’était constitué une belle collection personnelle de disques vinyles. Lors de la fermeture d’une discothèque, il avait eu également l’opportunité de récupérer 33 et 45 tours. Une autre passion était née : collectionneur de vinyles.

Et quel collectionneur ! Jean-René estime posséder au jour d’aujourd’hui entre 14 000 et 15 000 disques ! Ce sont des 45 Tours, Maxi 45 Tours, 33 Tours, microsillons ; de la variété française à la musique anglo-saxonne, en passant par le classique, qui sont rangés soigneusement dans des caisses… à vendanges !

"Mon plus beau vinyle est un 33T du groupe AC/DC. C’est un album de 1974 pressé (fabriqué) en Australie, mais trouvé sur une brocante en France ! "avoue-t-il. "Je suis assez fier aussi d’un disque de Bobby Farrel, le chanteur emblématique du groupe Boney M. décédé en début d’année. On disait toujours que ce n’était pas lui qui chantait dans le groupe. Et pourtant, si c’était un danseur extraordinaire, il savait aussi chanter, la preuve ! " fait remarquer notre collectionneur en plaçant le disque sur une platine.

Car il a conservé son "matos" notre Disc jockey ! Et il n’a pas perdu la main, lui qui à une époque a terminé à la 2ème place lors d’une finale des DJ de la Marne !

 

"Après avoir passé une journée aux vignes, j’aime bien, le soir venu, me mettre aux platines et faire comme dans le temps ! D’accord, il manque le public, mais je n'ai qu'à fermer les yeux..." confie Jean-René.

 

Dominique Bré
crédits photos : Dominique Bré

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