11 novembre à Sommelans

 

  11 novembre 2008
 Claude David

Le 11 novembre à Sommelans

C’est GaCérémonie du 11 novembre à Sommelans dans l'Aisneston Gobert, enfant du pays qui nous emmène aujourd’hui pour partager la cérémonie du 11 novembre, armistice de la guerre de 14-18, il faut le rappeler pour les plus jeunes.

C’est aussi le  91ème   anniversaire de la fin de la grande guerre.

Une trentaine de personnes se pressent autour des tombes que l’on va fleurir, de la plaque toute neuve des 7 jeunes soldats morts à Sommelans.

Et comme il se doit et selon la tradition, le maire lit le message Cérémonie du 11 novembre à Sommelans dans l'Aisne du ministre qui parle de la réconciliation des peuples allemands et français et de la force de paix qui s’est construite par delà les millions de victimes et le fameux cri des poilus : « plus jamais ça ! ». Timidement puis de plus en plus assurée, la Marseillaise s’élève des bouches des habitants d’ici, réunis pour l’occasion.

Une minute de silence plus tard et quelques commentaires et retrouvailles faits, la petite cohorte se dirige vers la mairie où nous attend la brioche et le verre de l’amitié.

Gaston a aujourd’hui 87 ans, il est le vétéran et porte drapeau. Il a passé toute son enfance dans cette commune près de Neuilly-Saint-Front, petit village un peu oublié au milieu des plaines à betteraves et pâtures. Mais justement, sa communauté n’en est que plus soudée et l’accueil est convivial, tout le monde se connaît, les liens sont forts, souvent anciens, souvent familiaux.

Cérémonie du 11 novembre à Sommelans dans l'Aisne L’ancien maire, 86 ans, Jacques Léguillette est présent, mais  Cérémonie du 11 novembre à Sommelans dans l'Aisne c’est le maire actuel, Jean-Marc Delerue, qui ne veut pas qu’on l’appelle « Monsieur le maire », mais simplement Jean-Marc, pas de chichis !

Et son fils nous commente les photos dans la mairie, et l’on parle des sujets du moments. De la santé des uns et des autres,  de la difficulté des éleveurs d’ici à subsister avec les crédits d’équipements qu’on leur a fait prendre et le prix dérisoire payé aujourd’hui pour le lait. Dur métier. Problèmes économiques de temps de paix qui nous éloignent des temps de guerre, problèmes qui ne tuent pas les gens mais tueront peut-être à terme un mode de vie, pourtant si envié des citadins stressés de ce siècle.

 

Claude David
crédits photos Claude David

 

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