Sortir de son lit

28 décembre 2012

Les cours d’eau réagissent vite aux pluies répétitives. Il suffit parfois qu’il pleuve 2 jours consécutifs et hop, ça déborde ! On a souvent tendance dans ces cas là à incriminer un défaut d’entretien de ces rus. Interrogé à ce sujet, le Service Départemental de l’Aisne de l’ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques)  fournit une réponse riche d’enseignements.
Un ru dit, non domanial, appartient aux propriétaires riverains. L’entretien consistant à enlever des embâcles, ou à couper des arbres sans toutefois les dessoucher, doit être assuré par ces derniers. S’il n’est pas réalisé et s’il constitue des risques aggravés pour la sécurité des biens et des personnes, la collectivité peut mettre en place un syndicat d’entretien. Celui-ci se chargera, à la place des riverains, de cet entretien.
Un cours d’eau se définit en 2 parties : le lit mineur et le lit majeur appelé aussi lit d’extension. La majeure partie de l’année, le ru coule paisiblement dans ce lit mineur. Sans dommage pour les riverains. Lors de fortes précipitations, le lit mineur ne suffit plus. Le cours d’eau doit alors s’étendre dans son lit majeur. C’est le niveau maximum connu des inondations. Un manque d’entretien significatif peut accentuer ce phénomène.
Pour terminer, l’ONEMA indique que toute intervention dans un cours d’eau relevant de la rubrique de la nomenclature Loi sur l’eau (Article R.214-1 du Code de l’Environnement) est soumise à autorisation du service chargé de la Police de l’eau du département).
Dominique Bré
Crédits photos : Dominique Bré

 

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