C'est pas prévu, patron !

24 Janvier 2011
La Chapelle-Monthodon

Le 4 février 1805, un décret ordonne de façon précise la numérotation obligatoire des maisons à Paris. Ce décret, fixe tout ce que nous connaissons encore aujourd’hui. Un seul numéro par porte, des nombres pairs pour le côté droit de la rue, impairs pour le côté gauche.

 De façon générale, la numérotation des rues relève des pouvoirs de police du Maire. Il n’existe pas de réglementation nationale relative à la manière dont les rues doivent être numérotées. Il est tout de même conseillé de respecter une certaine cohérence.

Trois cas, parmi d'autres, peuvent donner lieu à une modification de numérotation :

- une nouvelle habitation apparaît entre 2 habitations existantes : on va porter les mentions "Bis","Ter","Quater"..., ou adjoindre les lettres "A","B","C" etc.

- une nouvelle habitation apparaît après la dernière habitation existante : le numéro de cette construction va être incrémenté.

- une nouvelle habitation apparaît avant la première habitation existante et aucun numéro "de réserve" n'a été prévu : on va dénuméroter le côté de la rue.

La "règle" de numérotation indique que l’on part du centre de la commune (place du village ou mairie) vers la périphérie. A La Chapelle Monthodon, une entorse pourrait être faite à cette règle. En effet, on repartirait dans l’autre sens ! Explication. Rue de Condé, deux maisons viennent de voir le jour. La construction d'un troisième pavillon serait même envisagée. Elles sont toutes situées côté impairs de la rue et en amont de la première et unique maison existante qui porte le N°1. Une dénumérotation du côté impairs de cette rue serait conforme à la règle ; le N°1 devenant ainsi N°7 rue de Condé. Mais cela ne sera, semble-t-il pas le cas, car le N°1 veut à tout prix rester Numéro 1 ! Certes, une reprise de numérotation entraînerait pour cet odonien une foule de démarches administratives. Mais il faut souligner que chaque bureau distributeur du courrier propose, d'une part, aux occupants d'habitations confrontés à un cas de dénumérotation, de compléter le formulaire de la Base des Bonnes Adresses et met, d'autre part, à leur disposition des cartes gratuites leur permettant ainsi de rectifier leur adresse auprès d'émetteurs.

 On s'orienterait donc, côté impairs de la rue de Condé, vers une numérotation qui irait de la périphérie vers le centre du village. Ce qui ne serait pas très cohérent. Les pavillons neufs seraient ainsi estampillés respectivement 5 et 7, (le N°3 étant réservé au projet). Avouez tout de même, que ce sens de numérotation n'aurait pas vraiment de sens. Espérons que le bon sens finira par l'emporter !

Dominique Bré

Crédits  photos : Dominique Bré

 

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