12/09/2009 Grippe A:Pensez à vous, pensez aux autres !

 

 

12 septembre 2009
Claude David
Grippe A : pensez à vous, pensez aux autres !

Claude David chroniqueur

La peur n'évite pas le danger


Ce qu'on entend le plus souvent autour de nous : « Ca va bien avec la grippe ! Ils font peur aux gens, on nous a déjà fait le coup ! »

Effectivement, ils en font beaucoup. Qui ? Les médias, les politiques. Notre ministre a peur d'être accusée un jour de n'avoir pas fait le nécessaire, on pense au sang contaminé, à la vache folle, aux anciens morts de la canicule, etc.

Oui, à force de crier au loup... on n'y croit plus. Mais si nous étions un peu lucides ? Personne n'a d'information fiable, même pas les scientifiques. Reste qu'il y a un principe qu'on appelle « principe de précaution » et que -faute de mieux- il faut bien se prévaloir.

Les personnes affaiblies

La grippe aviaire de la fin de la guerre de 14 a fait des millions de mort dans le monde, à une époque où l'on voyageait moins qu'aujourd'hui, mais où les organismes, affaiblis par les conséquences de la première guerre mondiale ont mal supporté l'arrivée du virus. Ma grand-mère en est morte, laissant mon grand-père tout seul avec ses 5 enfants dont ma mère qui n'avait que 9 ans...

Et justement, c'est le problème. Aujourd'hui, nous sommes en meilleure santé mais parmi nous se trouvent des personnes affaiblies par des maladies.
Ce sont des personnes qui ne mourront pas de la grippe mais peut-être des complications de cette grippe. Ce sont les insuffisants respiratoires (les asthmatiques, etc.), les cardiaques, les personnes atteintes de maladies graves. Il y a aussi les femmes enceintes.
Il y a aussi les personnes dont le taux d'immunité est bas. Par exemple, les personnes atteintes de polyarthrite qui ont un traitement propre à faire baisser artificiellement leur taux d'immunité.
Ceux-là ont déjà reçu des hôpitaux qui les traitent une ordonnance pour une vaccination contre le pneumocoque car c'est une complication grave à laquelle ils ne pourront pas faire face.

Un peu de sens civique

Pourquoi dans ces conditions attendre que le quart de la population attrape cette grippe, somme toute bénigne pour les uns mais très dangereuses pour les autres ?

Alors, ayons un peu de sens civique, car nous sommes désormais tous responsables de ce qui va se passer, nous pouvons tous devenir des vecteurs de ce virus.

Qu'est-ce qu'on attend pour se protéger et protéger les autres ?

Ce sera si difficile de renoncer pendant quelques semaines, voire quelques mois, à embrasser tout le monde, à s'éternuer à la figure, à s'infecter avec les poignées de porte ?

Le ridicule peut tuer

L'état aurait dû donner des masques à tous, puisque nous sommes tous des porteurs virtuels... pour les transports, pour le bureau, pour tous les rendez-vous rapprochés...

Ce qui nous en empêche ? La peur du ridicule ! Je vais avoir l'air malin avec mon masque ! Et pourquoi je n'embrasserai pas untel ou unetelle que j'aime tant ?

Et avec ma conscience, j'aurai l'air malin si je suis responsable d'avoir véhiculé ce virus et mis des personnes en danger ?

Claude David

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