| Les jours suivants Vendanges 2008, le 22 septembre 6ème jour
Les courageuses Lucile doigt coupé !
L'ambiance monte Maintenant, tout le monde se connaît bien et a pris ses marques. Plus besoin de dire aux uns et aux autres ce qu'il faut faire. Ca rigole bien, mais ça travaille ! Le seul un peu perdu, c'est le nouveau d'aujourd'hui, un Laurent, qui se demande bien où il est tombé ? Il y a de la connivence dans l'air et comment savoir si Stephanie engueule vraiment Alfredo ou si c'est pour rire ? On a la fatigue de 6 jours de travail dans les jambes et dans le dos mais on arrive aussi dans de belles vignes jeunes avec de belles grappes faciles à prendre et en à peine 3 minutes retentit le cri fatidique : « Paniers !!! », suivi parfois de : « On a dit : Paniers !!! », et « Machin, ton panier ! », « Il est pas plein ! », « On s'en fout, passe ! » Petite équipe et rapports humains On se dit entre soi que dans d'autres équipes, parfois, les choses se passent différemment. Aux Fortes Terres, ce sont des habitués qui viennent, des gens du coin, des amis recommandés par d'anciens vendangeurs qui ne peuvent plus venir (travail, études... ), forcément, cela influe sur l'ambiance. On ne rencontre pas les problèmes de défections fréquentes que connaissent des équipes plus conséquentes. Avec une équipe plus petite (c'est-à-dire vingt coupeurs maximum), c'est aussi des rapports plus humains, des patrons présents et qu'on voit travailler à côté de soi, un recrutement plus varié. Si quelqu'un ressent un petit « coup de pompe », on lui pardonne, on l'encourage, on l'aide.Qui est à l'abri d'un coup de fatigue ? Claude David |
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