|
31 aout 2008 Le château de Blandy-les-Tours : Une idée de visite à une heure de l'Omois
Le château de Blandy-les-Tours (77) n'est pas très connu et pourtant c'est une magnifique forteresse bien restaurée après de longues années de travaux et son rachat par le conseil général de Seine-et-Marne. Construit à partir d'une nécropole mérovingienne, l'enceinte primitive date de 1220 et trois tours subsistent de cette époque. Remanié au XIVème siècle qui voit le renforcement de ses défenses, puis l'accroissement du bâti intérieur et l'amélioration de son confort au gré des siècles, il présente actuellement une enceinte bien implantée au milieu du village, avec 6 tours dont un donjon impressionnant.
Très bonne occasion pour les plus jeunes de voir un vrai château-fort tel qu'ils le retrouveront dans leur livre d'Histoire, avec chemins de ronde, mâchicoulis, créneaux et meurtrières : l'imagination va courir !
Actuellement, une exposition d'art contemporain s'est répandu dans le château, un artiste africain nous livre sa vision d'un monde envahi par les détritus, également d'une Afrique éclatée et colorée : Beaucoup de visiteurs ont peu apprécié cette intrusion qui brouille les cartes de l'authenticité historique et patrimoniale.
Une bonne idée cependant qui rallie l'agrément de chacun : l'installation de chaises et de chaises longues près de l'arbre "à palabres" dans la cour du château !
D'autres animations en dehors de l'expo sont plus appropriées, comme la projection de diapositives sur les murs nus pour imaginer le mobilier de l'époque.
Une boutique très intéressante viendra compléter la visite, les plus jeunes auront envie d'emporter la maquette du château à réaliser.
Visite de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h jusque fin octobre. Sauf mardi. Plein tarif : 6 euros, gratuit pour les moins de 18 ans. .
Claude David Crédits photos : Claude David & Françoise Delol
|
|
31 Mai 2008
Deux églises Art-Déco dans l'Aisne !
L'Art Déco, mouvement artistique des années folles (autour de 1920-1930) et qui fit suite à l'Art Nouveau, on a le plus souvent l'occasion de l'admirer en ville, moins souvent en pleine campagne dans l'architecture et la décoration d'églises.
Deux églises, très différentes l'une de l'autre, répondent à ce style innovant de l'après-guerre. Dire que l'on doit ces bâtisses aux destructions de la grande guerre, c'est malheureusement mais rigoureusement vrai. plus de 300 églises ont été détruites ou très gravement ruinées dans notre département en 14-18. Un ministère a même dû être dévolu aux réparations et reconstructions nécessaires, relayé par -entre autre- la coopérative diocésaine de Soissons qui a dépensé 165 millions de francs d'alors. On aime ou pas le style Art déco qui a son époque fut très controversé mais on ne peut nier l'esprit novateur et inventif qui a présidé à ses réalisations. Les églises du XIXème siècle ont souvent manqué de cette originalité, se contentant de copier le passé avec leurs styles néo-roman, néo-gothique, néo-classique... Paradoxalement, l'Art Nouveau appliqué à l'architecture religieuse, en s'éloignant de la copie des chefs-d'œuvres du Moyen-âge s'est rapproché par bien des côtés de l'esprit médiéval. Quelques exemples : la simplicité du plan des édifices, la recherche de la verticalité pour l'esprit, l'utilisation de la mosaïque, de la fresque à la détrempe pour la technique, etc... Il est certain que les artistes étaient imprégnés de l'Age d'Or du Moyen-âge. L'Abbatiale de Mont-Notre-Dame (entre Fismes et Braine) (document téléchargeable)
Située sur une colline arborée, dite "Mont Haut", qui domine le village de Mont-Notre-Dame dont le maire fut le prince Poniatowsky, ancien ministre, on est surpris par la taille impressionnante de l'édifice : et pourtant, on prétend que la nouvelle église entrerait entièrement dans le volume de l'ancienne ! Ancienne église, dont une partie des vestiges subsistent à l'intérieur et à l'extérieur de la nouvelle. L'église d'origine, bâtie au XIIIème siècle, fut détruite le 3 août 1918 par l'armée allemande et remplacée par la nouvelle en 1933. Le Kaiser aurait dit quelques jours avant sa destruction : "Si cette église s'était trouvée en Allemagne, je l'aurais fait restaurer".. . Les espaces et les volumes sont très importants et donnent une impression de pureté renforcée par une lumière omniprésente. Ce qui fait qu'on n'est pas très éloigné au premier coup d'œil du style contemporain d'églises modernes de la fin du siècle dernier, là où la géométrie a pris tous ses droits, cercles, triangles (=trilogie), formes élancées de la statuaire. On retrouve ces éléments à l'extérieur, avec une apparence plus chaotique. La flèche domine à 70 m. Architectes : Grange et Bourquin. Pour visiter, demander à Mme Bréhaux au n°9 face à l'église (sapins), elle vous ouvrira la porte.
St Martin de Martigny-Courpierre
Document téléchargeable
Plus petite, l'église de Martin-Courpierre, qui remplace une église mentionnée pour la première fois en 1162, fut construite de 1929 à 1931 par Albert Paul Muller, vosgien né en 1889, mort à Laon en 1965 et à qui on doit également de belles maisons du quartier de la gare de la capitale axonnaise. A Martigny, la taille de l'édifice décuple la décoration en la rapprochant du visiteur. Les couleurs sont beaucoup plus vives et le pari esthétique plus osé. Les vitraux, en grande partie non figuratifs sont très fortement colorés, les couleurs primaires dominent, encadrées par de larges plats de noirs. On les doit à trois artistes dirigés par Louis barillet. Beaucoup de bas-reliefs, de fresques (chemin de croix), de mosaïques, auxquels répondent le carrelage. le matériau de base est le béton qui est parfois sculpté dans le mortier en durcissement (entre la 12ème et la 24ème heure de prise), ce béton qui connaît maintenant des problèmes de vieillissement. Il est dommage d'ailleurs que l'église soit ouverte aux quatre vents, les oiseaux nichent dans l'édifice, quelques vitraux sont cassés et malheureusement l'entretien laisse à désirer. Vous découvrirez cette église étonnante à Martigny-Courpierre, petite localité près de la base nautique de l'Ailette, sous Laon)
Claude David Crédits photos : Claude David
|
|
Idée de balade touristique et gastronomique sur 4 jours Château-Thierry / Berry / Aubrac / Viaduc de Millau Je vous propose une balade qui nous conduira au plus haut viaduc du monde, celui de Millau, un petit voyage qui comporte des étapes inattendues et des découvertes passionnantes. Premier jour : Au coeur de la France Départ de Château-Thierry vers 9 h. Autoroute A4 sortie Crécy-la-Chapelle, N36 direction Melun/Fontainebleau/Nemours sur l'A77, Sortie n°19 à Gien. De Gien à Bourges (D940) vous traversez une partie de la Sologne du Cher et pénétrez en Berry. Par autoroute ou non, vous piquez au sud pour rejoindre 50 km plus bas le village du Châtelet. Vous mangerez correctement au restaurant du Pont Bayard en centre ville et qui vous propose des chambres à 35 euros. M et Mme Thévenin, 02 48 56 20 82 Si vous le voulez, vous serez charmé par les petites routes du bocage qui vous conduiront à quelques kilomètres de là au (galerie photos) village des potiers (aux "Archers", commune du Châtelet) que vous pourrez visiter au gré de votre fantaisie, en commençant par le musée de la poterie qui n'est autre que la maison du dernier potier traditionnel dont la veuve a laissé l'habitat et l'atelier en l'état à sa disparition. Une sympathique personne vous guidera dans cette visite et vous serez tout sur la terre cuite, son travail, son émaillage, sa fonction. Option de la journée : l'impressionnant château de Culan à un quart d'heure du Châtelet. Deuxième jour : Les monts de l'Aubrac Récupérer l'autoroute direction Clermont-Ferrand (gratuite à partir de Clermont). Vous suivrez sur votre droite la chaîne des volcans d'Auvergne avec le puits de Dôme. Sortie Aumont-Aubrac, direction Nasbinals où vous pourrez déjeuner dans un excellent restaurant près de l'église où vous dégusterez des charcuteries à la planche (à profusion), une deuxième entrée, le fameux saucisse-aligot, fromage de pays à discrétion et dessert, pour... vingt euros seulement. Faites un petit tour dans le village, allez donc voir l'église romane du XIème siècle, vous êtes sur le chemin de St Jacques de Compostelle. Pour ceux qui ont la foi : une petite prière à propos du péché de gourmandise ? Enfin, probablement le moins grave ! Une visite qui n'a rien à voir : la boucherie-charcuterie Souchon, à côté (et fournisseur) du restaurant précité. C'est le moment de faire des provisions de produits régionaux succulents. On reprendra l'autoroute après St Germain du Teil en passant par la D52 qui vous fera traverser les monts de l'Aubrac dans un très beau paysage. Et pourquoi pas faire une petite balade à pied au col de Bonnecombe pour finir de digérer l'aligot-saucisse ? Arrivée le soir à Millau à l'hôtel de la Capelle (chambre 45 euros) tout près du centre ville. De là, remonter la petite rue étroite et pittoresque de la Capelle qui vous emmènera au centre de la ville historique. En option sur une place au bout de la rue : le musée municipal qui est aussi le musée du gant et dont vous repartirez avec un souvenir personnalisé.
Troisième jour : Le Viaduc de Millau L'hôtel de la Capelle (7, place de la Capelle, 05 65 60 14 72) est idéalement placé pour que vous puissiez faire la visite commentée du viaduc de Millau. Vous aurez pris soin de réserver quelques jours avant. En effet, le départ des 2 cars prévus se fait pratiquement en face de l'hôtel. Réservation : 05 65 60 02 42 C'est un bus sans toit qui vous conduira sur les deux sites, en haut et en bas du viaduc. Pendant ce petit périple, un guide vous dira l'essentiel de ce que vous avez envie de savoir sur le pont, mais aussi sur la ville et la région. Vous serez rentré pour midi et en remontant de nouveau la petite rue de la Capelle (placée elle aussi idéalement face à l'hôtel), vous retrouverez le petit restaurant que vous aviez repéré la veille au soir, peut-être celui des Arcades sur la place du maréchal Foch ?
L'après-midi, je vous propose de reprendre votre voiture pour emprunter le viaduc (5 euros) pour visiter le magnifique village médiéval de la Couvertoirade (sans voitures, bien agréable) dans son enceinte templière, au milieu du Larzac et où de nombreux artisans et boutiquiers retiendront votre attention. A moins que vous ne préfériez les caves de Roquefort toutes proches, visites toute la journée en saison (3 euros chez Société, gratuit chez Papillon, jusque 17 h) Quatrième jour : Désintoxication Retour vers l'Aisne, avec possibilité d'une halte, ma suggestion : allez boire l'eau bienfaisante de Vichy (petit crochet à Gannat au dessus de Clermont) pour finir de digérer les saucisses, aligot, foie gras, tourte au Roquefort et autres plats légers que vous aurez dégusté pendant ce séjour forcément gastronomique. Claude David
Crédits photos : Claude David
|
|