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retour page précédente Sur les paliers de l’escalier, des décors figuraient une foule de manifestants à l’échelle 1. En bas, une voiture de police et des policiers à pied et à cheval faisaient face à la foule. Ce décor de carton-pâte donnait une impression assez réaliste, mais Ricardo ne savait pas ce qu’il était sensé évoquer, commémorer ? Peut-être la révolution des œillets, ce 25 avril… qui avait forcément agité le milieu étudiant ? C’est précisément un étudiant qui le prit en stop et avec lequel il entreprit une conversation difficile car celui-ci ne parlait pas du tout français et le portugais de 3ème génération de Ricardo était plus que sommaire. Il tentait d’expliquer à l’étudiant les raisons de sa re cherche. Pourtant le conducteur comprit quelques mots, quelques expressions. En tout cas, il savait que son passager cherchait une œuvre d’art et crut comprendre qu’elle était monumentale. Ainsi Ricardo fut déposé au bout de vingt minutes devant le site de Conimbriga. Est-ce que l’étudiant l’avait compris et envoyé sur une piste valable ? Il s’agissait de ruines romaines où les se ules représentations montraient des scènes de chasse, de mythologie… mosaïques antiques bien conservées et somme toute intéressantes. Visiblement, l’étudiant n’avait pas compris et ne l’avait déposé qu’à 17 kilomètres au sud de l’ancienne capitale. A c Sa prochaine étape fut Obidos, un magnifique village ceint d’une muraille mauresque qui domine la campagne alentour. Son portable retentit alors qu’il buvait un rafraîchissement dans la pousada* du palais surplombant la petite cité. -Emilio, c’est toi ? -Eh bien oui, frangin, où es-tu ? Tu ne veux pas me le dire ? Moi, je te le dis : je suis à Lisbonne dans la vieille ville et je n’ai rien trouvé pour l’instant. -Si, si, je veux bien te dire : Obidos, plus au nord. Je n’ai rien trouvé non plus, je crois qu’on perd son temps. -Bah, fit Emilio, on visite ! Après tout, on ne connaissait pas le Portugal. J’ai pris des photos si ça peut aider, toi aussi ? -Oui, oui. Mais grand-père nous balade… Je suis un peu paumé. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de choses à voir pour un si petit pays… as-tu au moins une piste ? -Plusieurs ! Mais il y a tellement de choses, tu as raison, on se rappelle dans quelques jours et on essaie de faire le point ? -Tu veux qu’on échange des infos ? -Pourquoi pas ? On pourrait même chercher ensemble. -En tout cas, éviter des faire les mêmes endroits ! Dis-moi au moins ce que tu as fait ? Les deux frères décidèrent d’un commun accord d’indiquer finalement les lieux qu’ils avaient fréquenté tout en gardant secret leurs destinations futures. La compétition continuait donc. |


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