10 Epilogue : Dernier message du grand-père

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Enquête à Lisbonne Par le même raccourci, il rejoint rapidement l’accueil et se fit indiquer le bureau du conservateur. Lorsque le petit frère arriva, presque dans la foulée, ce fut pour s’entendre dire :

-Monsieur le Conservateur est occupé et ne reçoit en principe que sur rendez-vous, désolé.

Ricardo restait devant le comptoir de l’accueil, déstabilisé, ne sachant plus que faire.

Le téléphone de l’accueil sonna. Après un bref échange, le type de l’accueil appela Ricardo qui s’éloignait, tête baissée.

-Vous êtes peut-être Monsieur Ricardo Dos Santos ?

-Oui, c’est moi.

-Monsieur le Conservateur vous attend dans son bureau, la porte au fond du hall.

Quand Ricardo franchit la porte, le conservateur, un homme très digne entre deux âges, se leva pour le saluer et lui proposa un fauteuil aux côtés de son frère Emilio, déjà installé et qui avait un sourire aux lèvres.

Dans un français sans accent, le conservateur expliqua la situation :

-je pense que le fait que vous arriviez après votre frère (il appuya sur « après ») n’aura aucune importance. Je suis le quatrième conservateur à qui l’on a transmis la lettre de votre grand-père de main en main et je vous propose de vous la lire. Elle était conservée précieusement dans le registre des œuvres à la page correspondante au tableau de Château-Thierry par Corot. Voici ce qu’elle dit vous concernant, après quelques mots aimables à mes prédécesseurs et moi-même :

« Mes chers petits-enfants, laissez-moi vous féliciter pour être arrivés au but, en ayant trouvé le fameux tableau, que j’ai découvert moi-même ici, il y a quelques décennies. Ce tableau est bien la propriété du fond Gulbenkian, ne vous faites aucune illusion. Pour vous, l’argent a souvent été le moteur de vos actions et vous avez négligé bien des aspects de la vie. Paula, votre mère vous a sans doute trop gâtés. C’est en relisant les fables de La Fontaine, qui vous le savez est natif de Château-Thierry comme vous, que j’ai pensé à vous lancer à la découverte de la culture du Portugal. En particulier grâce à la fable « Le laboureur et ses enfants ». Les héritiers cherchaient un trésor enfoui, mais s’aperçurent que le vrai trésor, c’était le travail qu’ils avaient déployé dans leurs recherches.

Une autre grande richesse est la connaissance, vous avez beaucoup appris en parcourant le Portugal que vous ne connaissiez pas et mon souhait est, je l’espère, réalisé. C’est donc culturellement que vous vous êtes enrichis et maintenant vous poursuivrez certainement cette quête du savoir et de la beauté.

Affectueusement, Pedro Monteiro, votre grand-père.

 

                                                                                            Fin

 

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