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27 février 2010
-Comment ? Vous n’aviez pas lu Salinger ? -Eh bien non, désolé. Oui, je sais, « l’attrape-cœur », chef-d’œuvre ! Non, je suis passé à côté quand j’étais jeune, aucun prof ne m’en a parlé. Puis, comme une musique incessante, Salinger, Salinger… Samuel Benchetrit s’en est réclamé à propos de son livre « le cœur en dehors » et régulièrement une émission télé par ci, un article par là… Je me disais : il faudra bien que je le lise un jour ce sacré bouquin ! Enfin, c’est fait, je viens de refermer ce petit livre en me disant : un peu tard pour découvrir un livre sur l’adolescence ! Mais l’adolescence est intemporelle et il y a du grand Meaulnes ou du Julien Parme dans cet ado new-yorkais. Certainement, il est américain à 100 % et d’une classe sociale aisée. Mais c’est surtout un ado comme d’autres, tourmenté, contradictoire, excessif, violent et tendre à la fois. Tout cela bien restitué par le style -un vrai régal- difficile travail de traduction je suppose, mais qui est arrivé à traverser le temps. Je pense que des ados d’aujourd’hui se retrouveraient dans cette expression même si le langage a changé. Claude David |
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