« Alabama Song » de Gilles Leroy au Mercure de France



17 juin 2010


Peut-être faut-il avoir lu avant ce roman le fameux « Gatsby le magnifique » de Scott Fitzgerald.

Ici, il s'agit d'un roman, l'histoire romancée de Zelda, l'égérie, l'épouse du grand écrivain américain. Il est écrit à la première personne, alors que l'auteur est un homme, oui, cet homme n'est pas comme la plupart des hommes. Scott non plus d'ailleurs. Il a été peu l'amant de Zelda, et pourtant entre eux il y a -semble-t-il- une histoire d'amour. Histoire étrange. Combien Scott rêvait de gloire et d'une femme telle que Zelda ? Combien avait-il besoin d'elle pour écrire ? Et quelle part de son écriture a-t-elle pris ? Fut-elle un peu Colette ? Fut-elle un peu Sand ?

Etait-elle folle de lui ou folle tout court ?

Déjà pour l'époque (tout commence en 1918), on lit la fatuité des êtres, leur déchéance, la dégradation des mœurs du « show-biz » , évidents et pesants et, excusez l'auteur de ces lignes, mais cela ne me rend pas sympathique ce couple dit « mythique », pur produit américain. Chacun ses fascinations. Ce livre, qui se laisse lire, laisse un goût amer.

Prix Goncourt, s'il vous plaît.

C.D.

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