Pharmacie ambulante

26 septembre 2013

Chaque Français conserve en moyenne 1,5kg de médicaments non utilisés dans sa pharmacie. On s’en doutait un peu ! Il faut dire que nous sommes des spécialistes du stockage. Il n’est pas rare de trouver des boîtes, dont la date de péremption est largement dépassée, ne contenant plus que 3 ou 4 comprimés et plus du tout de notice.  Quant à l'ordonnance, elle a dû servir à allumer le feu.

Le plan du Ministre de la Santé pour redresser les comptes de la Sécu comporte une action pour réduire notre consommation de médicaments. On va expérimenter la prescription de cachets à l’unité et non plus par boîte. Si le toubib nous donne un traitement de 3 jours, nous aurons des médocs pour 3 jours et pas un de plus.
Marisol Touraine doit avoir un animal car ce type de prescription se fait depuis longtemps dans les cabinets de vétérinaires. Les chiens, les chats et autres animaux de compagnie ne s’en portent pas plus mal. Alors expérimentons.
Dominique Bré

Commentaires (1)

1. Pivoine 51 27/09/2013

Sans parler des vétos qui veulent garder le monopole des médicaments réservés aux animaux. La vente en vrac est une pratique très courante dans les pays anglo-saxons. Aux Etats-Unis, les pharmaciens conditionnent les cachets dans des flacons, étiquetés et au nom du client. C'est dire si le modèle fonctionne.
L'idée n'est pas nouvelle. Souvent à l'étude, déjà proposée, mais jamais appliquée, la vente de médicaments à l'unité a beau sembler une mesure de bon sens, elle ne semble pas si simple à faire passer. Pourtant, sa pertinence ne fait aucun doute.

On s'en serait douté, tous les prétextes sont bons pour freiner des 4 fers
:
Le secrétaire général de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine, Gilles Bonnefond, ne croit pas à un retour à "la vente en vrac" qui, selon lui, remonte à un siècle. "Franchement, peut-on se passer de toutes les informations obligatoires sur les boîtes comme les risques de somnolence, les contre-indications, les conditions de conservation?" interroge-t-il. "Revenir à l'époque du vrac en perdant la traçabilité de ces informations, je ne suis pas sûr que cela soit un progrès", estime-t-il ."Tout cela ne me semble pas très rationnel au vu des règles de sécurité, de stockage, d'information", lance-t-il.
Gaspillage

Pour la présidente du Conseil de l'ordre des pharmaciens, Isabelle Adenot, les pharmaciens concernés par les expérimentations "sauront faire". "On le fait déjà pour des médicaments anti-douleur très puissants, à base de morphine, délivrés à l'unité", assure-t-elle. Mais la vente à l'unité limite-t-elle à elle seule les gaspillages ? "Lors d'un voyage récent au Canada, en Colombie-Britannique où l'on pratique la vente à l'unité j'ai été étonnée de voir des cartons remplis de médicaments non utilisés retournés par des patients pour recyclage", a-t-elle indiqué.

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