Les méthodes changent, pas les résultats !

28 février 2014

Selon une chaîne de télé allemande, des athlètes de la délégation russe auraient eu recours au xénon durant les JO de Sotchi. L’inhalation de ce gaz rare sous une forme hautement concentrée aurait l’effet d’un «cocktail d’oxygène» favorisant la sécrétion de la fameuse hormone connue sous le nom d’EPO. Un cocktail détonnant peut-être pour l’athlète shooté avec, mais pas pour ses poursuivants. On comprend mieux maintenant pourquoi Lamy-Chapuis s’est effondré lors de sa première compétition en combiné biathlon. Même si l’épreuve se déroule en plein air, suivre un russe émettant des flatulences au xénon, ça va bien pendant 1 kilomètre ou 2. Ce sont toujours de sacrés bidouilleurs ces gens de l’Est. Rappelez-vous l’époque des nageuses est-allemandes. Elles se faisaient gonfler, soi-disant, les intestins avec de l’air comprimé pour mieux flotter. Fallait surtout bien vérifier le manomètre du gonfleur pour ne pas en retrouver une collée au plafond de la piscine. On semble découvrir aujourd’hui le dopage au gaz, mais dans le milieu du cyclisme on en parle depuis l’invention de la petite reine. Il y a une expression fréquemment employée par les rois de la pédale lorsque ceux-ci ont un grand coup de fatigue qui dit : «J’ai plus de gaz !».
Dominique Bré

 

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