Cumul et bénévolat

6 février 2013


 Quand ils en auront terminé avec le mariage pour tous nos députés pourraient être conviés à légiférer sur l’une des autres promesses du Président de la République : le cumul des mandats, un sujet épineux qui risque de soulever autant (sinon plus) de passion que les débats qui agitent à ce jour le Palais Bourbon.
C’est qu’ils sont unanimes nos élus, il n’est de bon député ni de performant sénateur qui n’ajoute à son mandat national une fonction plus locale afin de rester au contact du terrain ce qui explique qu’ils défendent bec et ongle leur(s) fauteuil(s) de député(sénateur)-maire agrémenté(s) à l’occasion d’un strapontin de président d’un syndicat intercommunal ou autre collectivité publique.

On ne pourrait que saluer un tel dévouement qui transforme ces braves gens en coureurs de fonds partagés qu’ils sont entre les autoroutes de leur engagement national et les chemins de traverse de la France profonde si cette course effrénée ne s’accompagnait de quelques compensations car l’on ne saurait être représentant du peuple à quelque niveau que ce soit sans en percevoir une juste indemnisation et qui dit plusieurs  mandats dit de fait plusieurs indemnisations !
Alors je voudrai soumettre à nos chers (ô combien chers même) élus l’idée suivante : oui (dans une proportion raisonnable) à une certaine dose de cumul des mandats permettant, puisque c’est parait-il l’objet de leurs protestations, de rester proches des cher-z-électeurs mais non à la multiplication des indemnités !
Avec ce système le député-maire, par exemple, ferait l’impasse sur son indemnité d’élu local ce qui, d’abord, permettrait de faire faire quelques économies aux finances municipales et, d’autre part, prouverait que c’est bien, avant tout, l’intérêt général, et non de basses considérations personnelles, qui guide son engagement, après  tout un peu de bénévolat n’a jamais tué personne !

Jacques Gille

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