| 5 avril 2010 Par Champi Les salariés de l'entreprise Sodimatex (Oise) ont installé des bombonnes de gaz et menacent de faire sauter leur usine. Au XXème siècle (on a l'impression que c'était il y a très longtemps !), les travailleurs et les syndicats qui les représentaient se battaient pour tenter d'améliorer leurs conditions de travail. Aujourd'hui, en 2010, les mêmes se battent, en utilisant des moyens bien plus radicaux, pour tenter d'améliorer les conditions de leurs licenciements. Ils revendiquent le droit d'être virés de manière honorable...juste un dernier sursaut de fierté et de dignité, deux mots que les PLANS SOCIAUX omettent la plupart du temps de prendre en compte. Pour se rendre à une réunion en Martinique sur la reconstruction de Haïti, le secrétaire d'Etat à la coopération, A. Joyandet, a loué un jet à une compagnie privée portugaise. L'aller-retour est revenu à 116.000 Euros (prix d'un Aller-Retour Paris - Fort de France en vol régulier sur AF : environ 600 Euros) Par les temps de restriction budgétaire et d'économies revendiquées en raison de la crise mondiale et des déficits tous azimuts, cette dépense somptuaire fait désordre. L'affaire est très médiatisée. La justification invoquée par Mr Joyandet est un problème d'emploi du temps. Reçu aujourd'hui par Mr Fillon, premier ministre, Mr Joyandet a exprimé des regrets et certainement (mais ce n'est pas dans le communiqué) a juré qu'il ne recommencerait plus. Matignon a déclaré que l'affaire était close. Je m'étrangle de rire jaune dans ma voiture entre Coulommiers et la Ferté-sous-Jouarre. Quoi ! Il suffit d'un « regret » pour effacer une dépense indue de 116.000 Euros !!! Mais dans quelle entreprise, dans quelle commune cela serait-il accepté ? Sans aucune sanction ?? Qu'est-ce que c'est que cette société où pour certains, tout semble permis, sans limites ??? Dans le même temps, 600 anciens salariés licenciés de l'entreprise Continentale de Clairoix (Oise) ont reçu une proposition de la Direction des Ressources Humaines (?!?!) pour aller travailler à Bizerte en Tunisie, avec un salaire mensuel de 137 € ! (60 postes sont à pourvoir). Ces trois événements récents peuvent légitimement interroger les consciences. Quels mots utiliser pour tenter de qualifier au plus près ce que je ressens ? Info de dernière minute de ce 2 avril 2010: |
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