jours 5 et 6


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5ème jour :

Se loger sur la Baie

 L’appartement de Christèle et Bruno est dans un quartier assez tranquille à deux blocs du lac Merritt. Au deuxième d’un immeuble, bien orienté, de grandes baies, une terrasse. Grand séjour, deux chambres spacieuses, deux salles de bain. 1500 dollars par mois.

Immeubles à San Francisco  L’appartement de leur amie artiste, Armelle, est un loft dans d’anciens entrepôts reconvertis, sur West Oakland. Un seul grand volume avec des mezzanines. Beaucoup de lumière grâce aux très grandes baies à petits carreaux. Ce n’est pas chauffé, Armelle dit qu’il n’y a que deux semaines de vraiment froides dans l’année. Faut dire qu’Armelle qui est bretonne, partage un avantage avec les californiens du nord, elle a toujours chaud. On accède à son loft par un vaste monte-charge industriel sans plafond. Loyer : 1000 dollars.

 Antonio vient d’obtenir la nationalité américaine (il est en fait aux USA depuis l’enfance), il a 60 ans et travaille à 3 endroits différents. Il donne des cours d’espagnol à de petits groupes d’adolescents déficients, puis à des adultes. Le soir il travaille comme surveillant (ici on dit manager) dans un club de gym. Pour un F2 à Walnut Creek, de l’autre côté du tunnel comme disent les résidents de la Baie, il doit payer 1800 dollars par mois mais l’Etat fédéral pendant un an lui réduit son loyer de moitié car il travaille ici. Donc, dans un an il déménage. Juste avant le doublement du loyer.


 

Walnutt-Creek 6ème jour :

 La Renaissance des business men

Antonio nous emmène au volant de sa toute nouvelle Saab décapotable vers Walnut Creek, la ville où il travaille et réside. Une ville sur la route de Concord en direction de Sacramento. Ville moyenne avec son plan au carré, de nombreux magasins de luxe en centre ville, des fleurs partout. Devant l’hôtel de Ville, au sol, des plaques commémoratives, successivement, l’une rappelle les morts du Viêt-Nam, deux autres des soldats morts en Irak et en Afghanistan, puis celle d’un policier tué dans la ville. Car l’Amérique est aussi en guerre contre elle-même : la violence, ne l’oublions pas, est omniprésente. Sur la route, nous verrons un champ de croix blanches (comme dans les cimetières militaires). Antonio nous explique que ce sont des croix factices pour manifester contre l’engagement militaire américain.Antonio

 

 Nous visitons un bâtiment immense et moderne. L’aile gauche, un hôtel de luxe, au centre bar et restaurant. L’aile droite un club de gymnastique et de sport pour business men and women. Nous n’avons jamais vu une salle de musculation aussi vaste, des centaines de personnes qui suent en rythme sur des machines de toutes sortes. Plus loin, il y a une fille hystérique en maillot qui hurle dans un micro, sur une estrade, tel un GI’s qui entraînerait son commando de gymnastes. Mais il y a aussi trois piscines dont une olympique, des salles de hand, basket, squash… des salles de massage, etc, etc… Et gratuitement, réservé aux membres du club, une garderie pour les enfants de 6 mois à 12 ans, pendant que leurs parents s’échinent à se maintenir en forme. Vous n’aurez pas de photo de ces installations, Antonio risque sa place et moi la prison !


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