Jours 11 et 12

 Fresque

  Le camping car de SteinbeckPage précédente 

11ème jour :

Salinas, la ville deSteinbeck 

On a du mal à s’imaginer la pauvreté des migrants décrite dans l’œuvre de Steinbeck, dans cette ville aérée et pimpante. Imaginer que dans ces rues tranquilles, il y a eu « des émeutes et des crimes » , ce sont les mots du grand écrivain. Aujourd’hui, un musée relate sa vie et son œuvre.

  La relation à sa ville natale a toujours été compliquée, il a adoré sa ville, elle l’a rejeté (à l’ époque où les Maccartistes voulaient la peau de celui qui avait osé décrire les misères provoquées par la Grande Dépression), puis il a refusé les honneurs que les habitants de Salinas lui faisaient quand il fut reconnu, couronné du prix Pulitzer et du Nobel. 

Au musée, si l’on n’a pas été un grand lecteur de Steinbeck, on est tout de même frappé par l’étendue de son œuvre adaptée au  cinéma ou au théâtre : Des souris et des hommes, A l’est d’Eden, Viva Zapata, Les raisins de la colère… et l’on découvre également ses correspondances de guerre et son étonnant voyage autour de l’Amérique en … camping-car !



  Thomas et un perroquet   Sur le warf 12ème jour :

Cannery Raw : rue de la sardine

 A Monterey, toute proche de l’océan, c’est une grande artère flanquée de bâtiments rectangulaires industriels reliés par des passerelles en béton au-dessus de la circulation. Les inscriptions de l’époque des conserveries ne laissent aucun doute. Dans l’aquarium tout près, des machines à fabriquer les boîtes de sardines en série, attestent de l’ancienne activité. «Rue de la sardine» décrit la jeunesse de Steinbeck, dans ce quartier de labeur des années 30. Les temps changent, comme disait Dylan, car ce ne sont plus que boutiques de luxe, souvenirs pour touristes et restaurants chics.

        

Le faux-français de fisherman’s wharf

Affiche du film "rue de la sardine" Vive la crêpeSur le Wharf (pontons du port avec des constructions) de Monterey, il y a Georges et ses perroquets qui vous propose de vous faire photographier avec l’un d’eux, il y a les serveurs qui attirent le client des restaurants, un plat au bout du bras, il y a les deux vieux musiciens, clarinettiste et pianiste qui jouent de vieux airs de comédies musicales jazzy, il y a bien sûr les lions de mer qui se bagarrent en bas du ponton et qui aboient comme de gros chiens. Il y a aussi la crêperie bretonne avec ses deux drapeaux français et américain, qui attirent notre curiosité. « Vive la Crêpe », ça s’appelle. En fait l’œuf sur le plat dans la crêpe est transformé en omelette et il n’y a pas de cidre ! Le patron raconte à des américains sa jeunesse française, à Paris, bla,bla,bla… A nous, il baragouine avec un fort accent yankee : « vous êtes français ? Ma crêpe, elle est bon ! »

                                                                                                                                                                       Page suivante

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