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 15ème jour :

Le musée de la Légion d’Honneur à San Francisco

De retour de Monterey, nous nous rendons de nouveau à San Francisco. Reproduction du Palais de la légion d’Honneur à Paris, il fut donné au peuple de San Francisco par Alma de Bretteville Spreckels le jour anniversaire de l’Armistice en 1924, en l’honneur des Californiens qui trouvèrent la mort lors de la première guerre mondiale. Le musée domine le parc du Golden Gate, entre un golf et le Pacifique. De là, vue sur le fameux pont rouge des portes de l’or. Rodin nous accueille dans le hall central avec une centaine de sculptures, l’un des spécimens du « penseur » en son centre. De part et d’autre, les galeries traversent les époques et les pays d’Europe. Intéressant d’y découvrir des œuvres nouvelles pour nous, de peintres qu’on reconnaît pourtant immédiatement. Gifka nous accompagne et nous sommes souvent touchés par les mêmes œuvres. Mention spéciale au « vase brisé » de William Adolphe Bouguereau, qui montre une jeune fille dont le visage exprime une tension extraordinaire. Que ressent-elle après une telle maladresse ? Peur, chagrin, peut-être aussi une troublante provocation dans le regard.

Les robes en papier d’Isabelle de Borchgrave

Jivka tenait à voir cette exposition présentée au musée et nous l’avons suivie intrigués par son enthousiasme. Isabelle de Borchgrave, belge, expose des dizaines et des dizaines de robes entièrement réalisées en papier. En papier ! Les coiffures, les bijoux, les dentelles, tout est en papier ! Il faut s’approcher très près pour se convaincre qu’il ne s’agit pas de tissu ; Quelques petits plis trahissent la texture, infime. L’artiste a reproduit ces robes d’après des tableaux des 16ème au 18ème siècle français. On peut admirer en particulier une série sur la famille Médicis. Il faut se retenir de toucher. Mais comment l’artiste fait-elle pour déplacer sa collection ? Une vidéo nous montre Isabelle de Borchgrave et ses « petites mains » au travail. On découvre ses techniques pliages, gonflage, pochoir… On reste entre l’étonnement et l’émerveillement devant ces réalisations.

Pour finir

Encore un beau séjour plein de découvertes et la joie de retrouver une partie de notre famille et leurs amis expatriés. J’écris ces dernières lignes de Crouttes-sur-Marne où nous avons retrouvé nos petites habitudes françaises. J’espère que cette troisième chronique vous aura intéressé, n’hésitez pas, si vous le désirez, à réagir ci-dessous. Fin de cette chronique de 2011.

Claude David

Commentaires (3)

1. weil martine 11/06/2011

coucou,
j'ai beaucoup aimé lire ces petites histoires bien réelles, hautes en couleur,il vs faudrait maintenant continuer vos péripéties ( tout en restant sur notre continent, qui lui aussi à ses merveilles, je pense à la Bretagne sud ou je demeure le Guilvinec (pays de la langoustines et des écrevisses, ses paysages sauvages)Chistine la prof d'arts des glacis a eu une mut sur Pont l'Abbé, voici les dernières nouvelles.
toute mon affection à toi et Mimi
Martine W

2. jeanne Clais le 11/06/2011 11/06/2011

je n'ai rien à ajouter aux commentaires de Françoise ,mon intérêt est si grand que je photocopie tout cela pour les relire à tête reposée et les joindre aux chroniques précédentes

3. Françoise gourdelier 10/06/2011

j'adore tes chroniques, de vraies petites tranches de vies qui nous apprennent pas mal de choses sur le pays de l'oncle Sam . Je n'avais plus de lecture, celle ci est tombée a pic ! Dommage que vous ne soyez restés que 12 jours, demain j'irai a la bibliothèque !

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